La France se dote de supers garages à vélo

2 décembre 2

“Je ne trouve pas de place”, “il n’y a pas d’arceau” ou encore “j’ai mis plus de temps à me garer qu’à venir”... La problématique du stationnement bien connue des automobilistes l’est aussi chez les cyclistes.

C’est pourquoi, avec l’objectif en tête du plan vélo de proposer "des offres de stationnement plus diversifiées et plus importantes", le gouvernement, les communes et les entreprises de transport s’activent pour proposer des “vélostations” aux usagers.

Vélostations… Garage à vélo… ça sonne bien mais au final… Ça sert à quoi ?

Avant toute chose, il faut rappeler que garer son vélo n’importe comment sur la voie publique peut vous coûter cher : si vous garez votre vélo en dehors des emplacements réservés, vous risquez une amende allant de 35 euros (en cas de stationnement gênant) à 135 euros (en cas de stationnement très gênant ou dangereux) (Source : Ministère de l’Intérieur).

Le recours à une vélostation offre donc de nombreux avantages, comme :
• Protéger son vélo des intempéries (vents, pluies, forte chaleur)
• Profiter d’un endroit sécurisé pour déposer son vélo (arceaux disponibles)
• Accéder à des services de réparation (changer une roue, changer sa chaîne, (re)gonfler ses pneus…)
• Optimiser son déplacement en alliant le vélo et les transports en commun

Convaincus ? Oui… Mais si on utilise d’autres moyen de transport ?

Bien conscients que le vélotaf est parfois compliqué lorsqu’on travaille vraiment loin, ces vélostations ont été pensées pour favoriser l’intermodalité - comprenez la connexion entre les différents modes de déplacements.

Ainsi, à l’image de la plus grande vélostation dans la gare de Toulouse Matabiau (700 places), ces espaces fleurissent près des lieux de transports ou dans les gares de train.

C’est donc une solution de mobilité complémentaire pour les usagers des transports en commun qui combinent TER, TGV, Métro, Tramway ou Bus.

A Lille, par exemple on vient d'inaugurer la vélostation de la gare de Lille-Flandres (550 places) et accessible gratuitement aux abonnés des transports en commun.

Le Grand Chambéry s’engage également dans l’intermodalité, avec l’ouverture récente d’une vélostation (500 places et 600 vélos en location) avec accès direct au quai de la future gare.

Et la capitale dans tout ça ?

La Ville de Paris quant à elle, envisage déjà un 2ème programme d’arceaux après avoir dépassé l’objectif des 10 000 places supplémentaires.

Ajouté à cela, Paris proposera d’ici 2020 l’aménagement de 3 000 places aux abords des principales gares parisiennes (Gares du Nord, d’Austerlitz, de Lyon et Montparnasse). Elle réfléchit également à l’instauration d’un pass multiparking pour accéder à l’ensemble du réseau de stationnement de la ville (Rien que ça !).

Des solutions qui nous pousserons à utiliser plus régulièrement notre vélo sans être ennuyé pour le garer convenablement, facilitant ainsi nos déplacements quotidiens !

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